samedi, juin 16, 2007

Marilyn dernières séances

J'éprouve, comme des millions de gens sur cette terre, une grande fascination, une sorte d'amour maladroit pour Marilyn Monroe.

Je suis, en cela, d'une banalité navrante.

Ma jeune soeur m'a offert pour mon anniversaire,le roman de Michel Schneider, Marilyn dernières séances. L'auteur y a imaginé les 30 derniers mois de la vie de Marilyn à traver sa relation avec son psychanalyste;Ralph Greenson C'est un livre rempli de faits et d'anecdotes historiques, mais c'est surtout un ouvrage touchant et profondément émouvant qui esquisse délicatement, en nuances et en demi-teintes la nature complexe, à la fois sombre et lumineuse, désespérée et résiliente de la Star des Stars.

Je me suis plongée dans la lecture de ce bouquin, tête première, et je dois parfois poser le livre, le mettre de côté, la gorge nouée, les yeux brouillés de larmes. Marilyn me bouleverse, son histoire m'arrache le coeur. Comme beaucoup de ses fans, pour une raison obscure, je m'identifie à elle. Pourtant je ne suis pas une enfant abandonnée, je ne suis pas taraudée par l'angoisse maladive et l'insécurité chronique et j'ai dépassé depuis quelques années l'âge qu'elle avait quand elle est morte. J'imagine que je rêve aussi de posséder une fraction de sa beauté, de la magie de son image.

Je suis toujours aussi peinée de savoir que tant de gens l'ont côtoyée, l'ont adulée et que si peu l'ont vraiment aimée. Une héroine en détresse qu'aucun chevalier ne sera jamais arrivé à sauver du naufrage. Une noyée éternelle, une irrécupérable.

Par cette écriture, je voyage dans le temps et j'effleure une époque brillante, fragile et factice, une époque de paillettes, de décor de carton-pâte, de névroses et d'auto destruction totale. Une époque que je n'ai pas connue, une Star tremblante et lumineuse, éternelle comme nulle femme ne pourra jamais l'être.

Merci ma petite soeur

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