mardi, mai 27, 2008

Comme un air de Country

Les murs de cet appartement sont trop fragiles. Trouant le silence morne, le voisin sourd comme un pot, gémit un air de country.
La complainte mélancolique d'un déraciné qui crève de retourner d'où il vient: "There's no place like home"
Les jours s'affalent un après l'autre, épuisés d'ennui.

Ils meurent silencieusement.

Alors vient la nuit, le sommeil clément, rempli de rêves. Parfois au matin, encore dans l'euphorie des chimères, je me sens pleine de joie, puis je m'éveille tout à fait.
Comme un malade trop longtemps alité, j'ai perdu le réflexe des gestes anodins, je me sens malhabile au quotidien. La texture plane des jours brouille mon esprit , comme un vertige au bord du vide.
Il faut être patiente, je ne suis pas patiente.
La lenteur du mouvement m'exaspère et me paralyse.

Mais voilà la flamme tremblante, hésitante, qui s'étire et illumine le mur.
De quelle aventure dois-je remonter le cours?
Cela commence avec l'espoir et le désir.

Big Sista -

3 Comments:

At 8:13 p.m., Anonymous Little sista said...

moi aussi je m'ennuie et j'espère qu'on se verra plus souvent. Je pourrai te fournir de petit quotidien, de mille gestes et de cent mille paroles répétés ad nauseam. Tu verras, tout ça c'est comme le becycle: ça se perd jamais vraiment...
Allez, va sommeiller en paix, c'est pas nécessaire de tout bien faire, parait.
Je pense que je ne t'ai pas dit je t'aime avant de partir.

 
At 7:41 a.m., Anonymous Anonyme said...

Hey Sista

Ne cesse pas de brûler, c'est ton souffle, c'est ta flamme.
Et fuck les cowboys.
N'arrête pas d'écrire. Tu as du style et du swing pour brasser la vie.
L'important n'est pas le genre, mais l'authenticité.

La vie n'a pas de bout. Quand on investit chacune des secondes qu'elle nous offre. Peu importe ce qu'elle nous réserve de faux pas, et j'en sais quelque chose.

Alors, continue à nous offrir tes coups de gueule, tes états d'âme, tes rien-à-dire. Ils te gardent en lien avec nous.

 
At 9:37 a.m., Anonymous Anonyme said...

Quelques mot du défunt poète Robbert Fortin:

L’orage passé
nous devons tous lécher
les feux qu’il a éteints
surtout si la tête s’est embrasée
au nom du bonheur qui n’a pas pu
préparer sa chute

nous mettons toujours trop de temps
à traverser nos larmes

 

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